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I-milo en Ile-de-France, ARML en première ligne

I-milo_arml-idfUn entretien réalisé par SIMILO avec Anne Becquet Déléguée Générale de l’Association Régionale des Missions Locales Ile de France (ARML IdF). Elle fait part de l’implication de l’association régionale dans les opérations d’accompagnement à la migration.
L’ARML se trouve en première ligne pour gérer les interrogations des utilisateurs. L’organisation de notre travail a été bouleversée et deux personnes ont été mobilisées à temps plein : Dominique Lebon et Mourad Zaït qui ont développé une assistance aux opérations de migration. Frédérique Marcelle est aussi intervenue sur le plan de formation au nouvel outil.

Retouvez l’intégralité de l’interview:

I-milo en Ile-de-France, ARML en première ligne

Anne Becquet est Déléguée Générale de l’ARML Ile de France et gère l’animation des 76 missions locales de la région. Elle nous fait part de l’implication de l’association régionale dans les opérations d’accompagnement à la migration.

Quel a été le rôle de l’ARML pour la mise en œuvre d’i-milo ?

L’association a participé à l’organisation les formations des utilisateurs, des démultiplicateurs et des responsables locaux de migration. Elle s’est largement investie lors de la préparation des tirs à blanc et continue à être mobilisée sur la gestion des opérations et la résolution des difficultés post-déploiement. Chacune des opérations de tir à blanc a été systématiquement suivie d’un ensemble de réunions avec le réseau pour permettre le partage sur l’interprétation des résultats, avec toutes les missions locales concernées. Très vite le besoin d’une assistance renforcée s’est fait ressentir et les équipes de Similo ont assuré une présence à ces réunions, à notre demande. Cela a permis d’avoir les réponses en temps réel aux questions que se posaient les responsables de migration.

L’ARML se trouve en première ligne pour gérer les interrogations des utilisateurs. L’organisation de notre travail a été bouleversée et deux personnes ont été mobilisées à temps plein : Dominique Lebon et Mourad Zaït qui ont développé une assistance aux opérations de migration. Frédérique Marcelle est aussi intervenue sur le plan de formation au nouvel outil.

Nous avons noué une véritable relation de partenariat avec Similo, qui a répondu présent à nos attentes et s’est fortement impliqué dans cette phase de migration très intense. L’ensemble de ces événements a également renforcé la solidarité présente au sein du réseau.
Ile-de-France, une dynamique d’entre-aide

Dans un contexte d’animation de 76 missions locales, l’ARML a opté pour un suivi structuré par département. L’expérience de la migration de la mission locale pilote de Paris a permis d’anticiper sur nombre de corrections de données, en amont des tirs à blanc. Avec le retour d’expérience de Similo, l’ARML a construit une requête régionale, dont l’objectif était la vérification de la qualité des données et centrée sur les éléments bloquants.

Pour Dominique Lebon, chargé de missions SI Métier, « le rôle d’assistance s’est avéré primordial au regard du tissu régional qui comprend une forte proportion de petites structures. Les missions locales n’ont pas toujours un technicien dédié et la migration incombe souvent à un membre de la direction. »

Comment êtes-vous intervenu, dans le cadre des migrations ?

La perspective de la migration a généré une part de stress pour les missions locales. Il était difficile d’évaluer la qualité de la reprise des données et la charge de travail à prévoir pour la mise en œuvre des correctifs. Les réunions de coordination que nous avons initiées, ont beaucoup apporté sur ces points. L’intérêt s’est révélé dans le partage des points de vue et notamment sur la perception des données sensibles. Des sessions ont été organisées par département, à l’issue de chaque tir à blanc. Le tout s’est déroulé dans des délais très courts et chacun a fait preuve d’une très grande réactivité. De cette pression est née une réelle dynamique d’entre-aide. Les temps d’échange se sont avérés extrêmement enrichissants et nous avons beaucoup partagé autour des pratiques métiers.

Que retirez-vous aujourd’hui de cette expérience ?

Désormais, le réseau s’est doté de nouvelles compétences, avec la formation des démultiplicateurs et des responsables de migration. Ce niveau d’expertise pourra être mis à profit à l’avenir, par exemple pour l’accompagnement des nouveaux arrivants.

Pour l’ARML, l’enjeu est de capitaliser la dynamique engagée et de l’organiser au niveau régional, avec pourquoi pas, la création de groupes utilisateurs et un travail sur l’harmonisation des pratiques.

Gilles Passe-Coutrin est Directeur adjoint de la mission locale de Poissy. Il est également chargé des relations entreprises. Son rôle de référent P3 l’a naturellement amené à prendre en charge les opérations de migration.

Avez-vous été impliqué dans la construction d’i-milo, en amont des opérations de migration ?

Absolument, j’ai participé aux recettes via 3 ateliers successifs, ce qui nous a permis de vérifier l’adéquation du produit aux besoins métier. J’ai également joué le rôle de démultiplicateur, dans le dispositif de formation. Nous avons travaillé en réseau et avons bénéficié du retour d’expérience de la mission locale pilote de Paris. Ces échanges d’informations ont permis d’anticiper sur de nombreux points potentiellement bloquants pour les opérations de migration.

Depuis quel moment êtes-vous investi dans les opérations de migration ?

Nous travaillons depuis la fin de l’année 2014 sur les correctifs de la base de données, avec par exemple la mise en cohérence des adresses mail, des libellés de formation ou encore l’indication des salaires au format numérique. Tous les conseillers ont été impliqués dans la mise en œuvre de ces correctifs, ce qui nous a permis au moment des tirs à blanc de réduire la charge des opérations.

Comment se sont passées les opérations de tirs à blanc ?

Nous avons dû intervenir dans des délais très courts et faire un gros effort d’interprétation des résultats. Il n’était pas toujours évident de situer les items à l’origine des blocages. A titre d’exemple, lorsqu‘un salaire était mal formulé dans une offre d’emploi, nous pouvions avoir un effet de cascade sur l’ensemble des dossiers des jeunes positionnés sur l’offre. Dans la dernière ligne droite, nous avons travaillé avec des outils partagés en ligne, ce qui nous a permis d’avoir des réponses et des solutions pratiquement en temps réel.

Si vous deviez donner un conseil aux missions locales qui se préparent à basculer, quel serait-il ?

Il y a beaucoup de choses auxquelles il faut être attentif, mais si je devais ne retenir qu’un point c’est certainement le fait d’échanger et de partager les astuces et les bonnes pratiques. Pour cela, le département me semble être le bon échelon pour des rencontres entre Responsables Locaux de Migration et « Démultiplicateurs », bien sûr en lien avec les Animations Régionales.

Source: I-milo.fr

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