Dossier de presse de l’ARML-IdF

1. L’ARML-IdF : agir collectivement pour l’emploi des jeunes

1,6 million de jeunes en Île-de-France*
L’emploi des jeunes de 16 à 25 ans est au cœur de l’action du réseau des Missions Locales franciliennes fédérée par l’Association Régionale des Missions Locales d’Île-de-France et de son réseau de partenaires.

Les jeunes âgés de 16 à 25 ans représentent 13% de la population francilienne.
34% d’entre eux sont actifs, c’est-à-dire en situation d’emploi ou de recherche d’emploi.
16% sont considérés comme actifs en formation, combinant activité professionnelle et apprentissage.
50% sont inactifs, pour la plupart étudiants, et donc absents du marché de l’emploi.

18% des jeunes actifs franciliens sont au chômage*
Même si la précarité des jeunes (salariés en CDD, intérimaires et chômeurs) est moindre en Île-de-France (16%) qu’au niveau national (21,4%), leur insertion professionnelle demeure une priorité.

Le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 26 ans représente 14% des chômeurs franciliens, alors que la région Île-de-France est la première région économique française, avec 22% des emplois nationaux et 29% du PIB de la France.

C’est à Paris que la part des jeunes demandeurs d’emploi est la plus faible (10%), et en Seine-et-Marne (19%), Essonne (17%) et Val d’Oise (17%) qu’elle est la plus élevée.

L’accueil des jeunes
170 000 jeunes sont accompagnés par le réseau des Missions Locales d’Ile-de-France.

Dont 70 000 en premier accueil

En 2017 77 000 jeunes accompagnés par les Missions Locales d’Ile-de-France ont trouvé un emploi ou une formation.

L’ARML-IdF soutient les Missions Locales dans leur rôle d’accueil des jeunes. Chaque jeune est unique et bénéficie, dans les Missions Locales, d’une analyse spécifique de son parcours, de ses souhaits, de ses prédispositions et de ses compétences. Un accueil personnalisé est à la base du travail qui se fait, en complémentarité et en confiance.

5 étapes jalonnent cet accueil :

  1. Un diagnostic personnalisé de la situation du jeune
  2. La définition d’un projet professionnel
  3. La construction de ce projet, avec des outils d’aide à la décision
  4. La mise en œuvre opérationnelle, vers la recherche d’un emploi ou d’une formation adaptée au métier visé
  5. Le suivi en emploi, qui intègre la préparation à l’alternance

En parallèle, l’AMRL-IdF soutien les Missions Locales pour tout ce qui peut concourir à la réussite du projet professionnel, dont les questions de santé, de mobilité et de logement.

L’ARML-IdF en bref

L’Association Régionale des Missions Locales d’Île-de-France est l’association d’animation du réseau des Missions Locales franciliennes. Elle a pour vocation de fédérer et de soutenir les actions des Missions Locales de la Région Île de-France.

L’ARML-IdF est aussi l’association des Présidents des Missions Locales et l’instance représentative des Missions Locales auprès des institutions, notamment l’Etat et la Région. Elle est représentée à la Délégation Ministérielle aux Missions Locales (DMML) et adhère à l’Union Nationale des Missions Locales (UNML), qui est l’association nationale des présidents élus.

Le rôle d’animation des Missions Locales de l’ARML-IdF passe notamment par l’élaboration et le suivi du programme d’animation régionale, l’amélioration permanente de la qualité de l’offre de service des Missions Locales et la valorisation de leurs actions auprès de l’ensemble de leurs interlocuteurs.

L’ARML-IdF apporte aux Missions Locales d’Ile-de-France un service à valeur ajoutée pour leur permettre de mener au mieux leur mission d’accompagnement des jeunes dans l’orientation, l’emploi, la formation, la santé et la mise en oeuvre de leurs droits.

Les rôles de l’ARML-IdF:

  • Être un lieu d’échanges, de réflexion et d’innovation.
  • Structurer et développer le réseau régional des Missions Locales.
  • Promouvoir et aider à la mise en oeuvre des politiques d’insertion des jeunes.

Les missions de l’ARML-IdF

  • L’appui à l’ingénierie de projets.
  • L’accompagnement sur les fonctions supports : systèmes d’information, formation, communication.
  • Etre un centre de ressources pour le réseau des Missions Locales Franciliennes.

Les champs d’intervention en Île-de-France

Présentes sur l’ensemble du territoire francilien régional, les 72 Missions Locales d’Île-de-France accueillent et orientent les jeunes de 16 à 25 ans, à la recherche d’un emploi ou d’une formation dans le cadre d’un accompagnement personnalisé.

Elles regroupent 5 axes d’intervention :

  1. L’emploi : techniques de recherche d’emploi, placement, immersion en entreprise, simulations d’entretien d’embauche, accompagnement et suivi, apprentissage
    des codes et savoir-être
  2. La formation : définition du projet professionnel, de l’orientation vers des organismes
    de formation.
  3. La santé : conseil et aide à l’ouverture des droits à l’Assurance Maladie, bilans de santé.
  4. Le logement : informations sur les aides et l’accès au logement, accompagnement
    dans les démarches.
  5. La citoyenneté : aide à la mobilité, aides financières et alimentaires.

Chaque année, les 72 Missions Locales d’Île-de-France, présentent dans 170 lieux d’accueil de proximité accompagnent près de 180 000 jeunes.

* Sources : Insee et Défi Métiers

2. Créabiz, un dispositif pour encourager les jeunes à entreprendre

Créabiz est un dispositif d’aide à la création d’activité
pour les jeunes qui bénéficient d’un accompagnement en Missions Locales.

Conçu par l’ARML-IdF, en partenariat avec la Fondation Accenture, il est une réponse aux mutations du monde du travail, et à l’opportunité, pour les Missions Locales, de faciliter l’insertion professionnelle par la création d’entreprise.

Lancé fin 2017, Créabiz est une véritable alternative à la recherche d’emploi, qui répond à une réalité socio-économique prometteuse. Aujourd’hui, 20% des entrepreneurs sont en effet des jeunes et près de 6% d’entre eux ont moins de 25 ans.

Avec Créabiz, chaque jeune en Missions Locales se voit désormais proposer un accompagnement pour la création ou la reprise d’activité, en fonction de son projet personnalisé.

Trois étapes jalonnent ce parcours du futur créateur, depuis l’idée jusqu’au lancement du projet :

  1. Informer sur l’ensemble des thématiques liées à la création d’activité. Un portail, en accès ouvert sur www.ARML-IdF.fr (rubrique créer son activité) centralise les réponses aux questions que tout futur entrepreneur peut se poser.
  2. Mesurer le degré de maturité du projet entrepreneurial, au moyen d’un questionnaire complet.
  3. Guider le jeune entrepreneur dans ses démarches grâce à une cartographie des experts les plus qualifiés pour son projet, et les plus proches géographiquement, dans une logique de maillage territorial.

Cette démarche de mentorat est soutenue par une vingtaine de structures partenaires, dont l’action conjuguée permet de renforcer l’efficacité du dispositif, tout en créant un réseau de solidarités au niveau régional.

D’ici 2020, 10.000 jeunes devraient être accompagnés vers la création d’entreprise, grâce à Créabiz .

3. L’apprentissage : les clés de l’insertion professionnelle

Les bénéfices de l’apprentissage

L’apprentissage s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans en début du contrat d’apprentissage ; il concerne directement les jeunes accueillis en missions locales.

Parmi les 170 000 jeunes accueillis chaque année par l’ARML-IdF pour une recherche d’emploi, 6 500 trouvent une place en apprentissage.

Fondé sur le transfert de compétences par les maîtres d’apprentissage, l’apprentissage est un mode d’acquisition concret. A la fois basé sur des connaissances théoriques et des compétences métier, il permet de comprendre l’entreprise, d’acquérir les savoir-faire indispensables et de favoriser l’intégration dans le monde professionnel.

L’apprentissage est une formation en alternance : il associe une formation au métier chez un employeur avec lequel l’apprenti a signé son contrat et des enseignements théoriques dispensés dans un centre de formation d’apprentis (CFA). Un tiers du temps est passé en CFA, les deux autres tiers en entreprise.

Outre la formation, l’apprentissage permet de bénéficier d’un statut de salarié, avec les mêmes droits et la même couverture sociale, et d’une rémunération correspondant à un pourcentage du Smic, assorti d’une exonération fiscale.

L’apprentissage, une priorité pour l’emploi durable

Le constat est encourageant : 7 mois après leur formation, 72 % des apprentis franciliens sont en emploi*. Renforcer les actions en faveur de l’apprentissage des jeunes est donc une priorité pour l’ARML-IdF, tout particulièrement au bénéfice des catégories les plus éloignées de l’emploi et de l’entreprise : les jeunes non diplômés ou titulaires du bac ou d’un diplôme inférieur au bac.

En 2017, parmi les 170 000 jeunes accompagnés dans les missions locales franciliennes pour une recherche d’emploi, plus de 10 300 ont trouvé une place en alternance ou en apprentissage.

* Source : Région Île-de-France

 

Une campagne de mobilisation tripartite

En 2018-2019, une campagne de mobilisation des missions locales franciliennes renforce les synergies avec les CFA (Centres de formation d’apprentis) et les entreprises, pour faire de l’apprentissage le sésame d’un emploi durable.

L’enjeu d’insertion est à la mesure du dispositif déployé : les missions locales proposent aux entreprises des jeunes éligibles à l’apprentissage et les CFA, quant à eux, se chargent de trouver des contrats d’apprentissage.

Lutter contre le décrochage scolaire

18% des Français sans diplôme sont au chômage, contre 5,6% ayant un diplôme bac + 2 et équivalent*.

L’apprentissage permet aussi de donner une chance aux jeunes en décrochage scolaire, en leur proposant une autre voie que la scolarité vers un diplôme. Une fois l’apprentissage terminé, le jeune se voit en effet récompensé par un diplôme professionnel, identique à celui préparé sous le statut d’élève.

Les Missions Locales sont un interlocuteur de référence dans ce domaine, grâce à la densité de leur réseau territorial de professionnels de l’apprentissage, qui favorisent la mise en relation des jeunes et des entreprises en quête d’apprentis.

Une page dédiée à l’apprentissage sera prochainement disponible sur www. arml-idf.org ; elle centralisera l’ensemble des bonnes pratiques développées en la matière dans les Missions Locales.

L’action de l’ARML-IdF en faveur de l’apprentissage s’inscrit dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) qui « vise à former un million de jeunes peu qualifiés et un million de demandeurs d’emploi de longue durée faiblement qualifiés et à transformer en profondeur l’offre de formation. »*

* Source : site du Ministère du travail

4. L’emploi citoyen : accompagner les jeunes en situation de handicap

Le nombre de jeunes en situation de handicap s’accroît. Leur taux de chômage, entre 15 et 24 ans, s’élève à 34%, contre 26% pour l’ensemble des Français.

Sur le plan national, seules 43% des personnes handicapées sont actives ; 35% ont un emploi et 8% sont au chômage*. Leur taux de qualification est inférieur à celui de l’ensemble des demandeurs d’emploi : 26% ont le bac et plus contre 45% tous publics.

Handicap et apprentissage, un enjeu de société

Parmi eux, de nombreux jeunes seraient pourtant susceptibles d’intégrer un apprentissage, et de prétendre à une intégration citoyenne par l’emploi.

L’ARML-IdF a fait de cette perspective une priorité sociétale, en prônant le droit à une vie professionnelle constructive, grâce à un accompagnement spécifique.

C’est dans cet esprit que l’ARML-IdF a signé avec l’Agefiph une convention visant à former les conseillers des Missions Locales pour leur permettre de mieux diagnostiquer les jeunes en situation de handicap. Une fois le diagnostic établi, la reconnaissance de la situation de handicap ouvre à des aides spécifiques, et l’insertion professionnelle s’en trouve facilitée.

*Source : enquête Emploi de l’Insee, 2015.

L’entreprise et l’emploi des jeunes en situation de handicap

Tout employeur occupant au moins 20 salariés a l’obligation légale d’employer des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de son effectif salarié.

Les personnes en situation de handicap qui ont la capacité d’être orientées vers un travail en milieu ordinaire bénéficient d’un statut salarié à part entière. Des aides sont prévues, pour elles-mêmes et leur employeur, afin de faciliter leur insertion professionnelle.

Les contrats en alternance sont accessibles aux travailleurs en situation de handicap, qu’il s’agisse du contrat d’apprentissage ou du contrat de professionnalisation.

L’ARML-Idf est signataire de la convention « Atout pour tous » : une convention régionale de partenariat qui permet de coordonner les dispositifs d’accompagnement des jeunes en situation de handicap dans leurs études, de prévenir les ruptures dans leur cursus et de sécuriser leur parcours vers un premier emploi.

« Atouts pour tous » rassemble l’Etat, la Région Ile-de-France, l’Agefiph, le Fiphfp, l’Agence Régionale de Santé, les trois académies franciliennes, l’Onisep ainsi que de nombreux établissements d’enseignement supérieur et de grandes entreprises.

La convention Atouts pour tous s’adresse aux jeunes en situation de handicap de moins de 30 ans, quel que soit leur statut.

Un réseau de professionnels assure l’accompagnement des jeunes. Il s’agit de chargés de mission de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de conseillers d’insertion de l’ARS, de conseillers Cap Emploi et Missions locales, de référents handicap en entreprise.

 

5. Paroles de jeunes

Sur la création d’entreprise

Yolande, en cours de création d’entreprise, accompagnée par la Mission Locale de la MIJJE.

L’accompagnement dont j’ai bénéficié a été plus que déterminant.
Avant de rencontrer ma conseillère en Mission Locale, je ne me projetais pas du tout dans l’entrepreneuriat. Je suis danseuse et j’ai poursuivi des études supérieures en Sociologie et en Psychologie à Toulouse. Riche d’expériences artistiques, universitaires et personnelles, j’ai voulu faire fusionner mon intérêt pour la thérapie et la danse.
C’est ainsi que je me suis retrouvée dans le bureau de ma conseillère en Mission Locale de l’Île Saint Denis. Je lui ai expliqué mon projet et elle m’a orientée vers plusieurs dispositifs

Sur l’alternance

Marius, accompagné par la Mission Locale de Seine Ouest, en contrat d’alternance dans une agence d’assurances

« J’étais inscrit en BTS assistant de gestion PME-PMI, mais je n’avais pas trouvé d’entreprise pour faire mon alternance, j’ai donc dû abandonner. Comme je voulais rester actif et payer mon logement, je suis allé à la Mission Locale. » « Ça se passe très bien. J’ai un super patron, ma tutrice est géniale. Ils sont comme une famille pour moi. Je peux appliquer tout ce que j’ai appris en stage : le savoir-être, le professionnalisme, la maîtrise de soi… ».

Marius, en contrat d’alternance dans une agence d’assurances

Maélyse, en contrat d’alternance d’hôtesse d’accueil, responsable de boutique puis guide.

accompagnée par la Mission Locale de Seine Ouest

« Après une licence d’allemand et un BTS tourisme, j’ai eu des difficultés à trouver un poste adapté à ma qualification et à mes objectifs. J’étais très déprimée. Pôle emploi m’a dirigée vers la Mission Locale qui m’a proposé d’intégrer le dispositif Garantie jeunes. Cela m’a permis de retrouver un rythme et de reprendre confiance en moi. Nous nous sommes beaucoup entraidés et nous avons été très bien accompagnés. Aujourd’hui, je sais que je suis capable de beaucoup de choses et je ne perds pas de vue mon projet professionnel : conseillère en séjours en office de tourisme ».

6. Les chiffres clés de l’ARML-IdF

7. Portrait type d’un jeune francilien en Mission Locale

CONTACTS

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12 Villa Croix Nivert – 75015 Paris

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